Décembre…

« Nous entrons dans le dernier virage de l’année.
Ce n’est pas un mois neutre. C’est un terrain de guerre spirituelle.

Beaucoup ne le voient pas, mais décembre est un mois où les attaques se multiplient. Le diable sait que si une famille termine l’année affaiblie, divisée ou découragée, elle commencera la nouvelle année déjà vaincue. Alors il agit dans l’ombre, jamais frontalement, toujours subtilement.

Il utilise la fatigue accumulée, les frustrations financières, les déceptions, les promesses non tenues, les incompréhensions dans le couple, les cris des enfants, les conflits avec la belle-famille, et même la solitude intérieure que personne ne remarque.
Il transforme de petites tensions en blessures profondes.
Il transforme un simple malentendu en silence glacial.
Il transforme un retard, un oubli, une parole mal dite… en explosion émotionnelle.

Ces attaques ne sont pas spectaculaires. Elles sont ordinaires. Et c’est là le piège. Le diable s’infiltre dans l’habitude. Il construit la guerre à partir des choses normales de la vie :
– la maman épuisée qui répond sèchement,
– le père inquiet qui devient agressif,
– l’enfant qui ressent tout et se renferme,
– les dettes qui créent la honte et la tension,
– les fêtes qui approchent et réveillent les blessures familiales.

Tout cela, ce ne sont pas seulement des “problèmes”.
Ce sont des brèches. Et les ténèbres savent les exploiter avec précision.

Mais vous n’êtes pas sans défense.
Dieu a donné à chaque foyer un bouclier : le pardon, la prière, l’unité, la patience, la vérité, le respect, et surtout l’amour qui désarme toutes les ténèbres.

En ce début de décembre, reprenez votre maison en main. Fermez les portes spirituelles. Refusez la division. Refusez la rancune. Refusez le découragement.
Ce mois peut être soit une catastrophe, soit un renversement. Tout dépend de la vigilance du cœur.

Que Dieu fortifie vos familles, éclaire vos esprits et vous protège de toute influence obscure, afin que vous terminiez cette année dans la paix et la lumière. »

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La Loi de charité

Il existe une loi de charité — « Nous nous aimons les uns les autres comme Jésus nous a aimés» — que nous essayons de vivre au quotidien au sein du groupe scolaire Don Bosco, et ce, sans oublier que la Charité est indissociable de la Vérité.

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Deux aphorismes de saint François de Sales pourraient servir de leçon philosophique et spirituelle et résonner à l’issue d’une année scolaire mouvementée :

  • « Le bien ne fait pas de bruit ; le bruit ne fait pas de bien. »

La citation est apocryphe, de fait tirée de son Introduction à la vie dévote :

« Les bourdons font bien plus de bruit et sont bien plus empressés que les abeilles, mais ils ne font sinon la cire et non point de miel : Ainsi ceux qui s’empressent d’un souci cuisant et d’une sollicitude bruyante, ne font jamais ni beaucoup ni bien. »

  • « Une grande misère parmi les hommes, c’est qu’ils savent si bien ce qui leur est dû et si peu ce qu’ils doivent aux autres. »

Ainsi tel s’empresse d’oublier que dans le secret de la charité, il bénéficia de remise de dette pour ses enfants ; tel autre, qu’il ne fît montre de fidélité à l’école que tant qu’il y eût intérêt ; tel autre encore, qu’il ne paya jamais tel service hebdomadaire ; tel autre enfin, percevant les plus forts émoluments, les prolongea au-delà du nécessaire…

Mais nous nous en remettons au Bon Dieu et essayons de faire preuve de charité (« la charité coûte », sinon elle n’est pas), dans la limite que permettent nos finances.

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Le modèle des « Cœurs vaillants et Âmes vaillantes » :

  1. ont toujours le sourire ;
  2. sont propres et soigneux ;
  3. obéissent vite et bien ;
  4. sont aimables et polis ;
  5. sont ardents au travail comme au jeu ;
  6. mettent leur foi a rendre service ;
  7. font tout ce qu’il font bien ;
  8. n’ont pas peur du sacrifice ;
  9. agissent en chrétiens toujours et partout ;
  10. sont bon fils, bon frère et bon camarade ;
  11. ont le regard franc et le cœur pur ;
  12. veulent conquérir le monde au Christ.

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Les Loups et les Brebis, fable de La Fontaine

Cette fable illustre le sujet de l’accueil et des dégâts que la malveillance délibérée des Loups entraîne chez les Brebis.

Après mille ans et plus de guerre déclarée,
Les Loups firent la paix avecque les Brebis.
C’était apparemment le bien des deux partis :
Car, si les Loups mangeaient mainte bête égarée,
Les Bergers de leur peau se faisaient maints habits.
Jamais de liberté, ni pour les pâturages,
            Ni d’autre part pour les carnages :
Ils ne pouvaient jouir,  qu’en tremblant,  de leurs biens.
La paix se conclut donc ; on donne des otages :
Les Loups, leurs Louveteaux ; et les Brebis leurs Chiens.
L’échange en étant fait aux formes ordinaires,
            Et réglé par des Commissaires,
Au bout de quelque temps que Messieurs les Louvats
Se virent Loups parfaits et friands de tuerie,
Ils vous prennent le temps que dans la bergerie
            Messieurs les Bergers n’étaient pas,
Étranglent la moitié des Agneaux les plus gras,
Les emportent aux dents, dans les bois se retirent.
Ils avaient averti leurs gens secrètement.
Les Chiens, qui sur leur foi, reposaient sûrement,
            Furent étranglés en dormant :
Cela fut sitôt fait qu’à peine ils le sentirent.
Tout fut mis en morceaux ; un seul n’en échappa.
            Nous pouvons conclure de là
Qu’il faut faire aux méchants guerre continuelle.
            La paix est fort bonne de soi :
            J’en conviens ; mais de quoi sert-elle
            Avec des ennemis sans foi ?

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Qui a déclaré à Rome le 12 octobre 2018, ce qui suit ?


« Conservant l’unité dans ce qui est nécessaire, que tous, dans l’Église, chacun selon la charge qui lui est confiée, gardent la liberté qui leur est due, qu’il s’agisse des formes diverses de la vie spirituelle et de la discipline, de la variété des rites liturgiques, et même de l’élaboration théologique de la vérité révélée ; et qu’en tout ils pratiquent la charité. De la sorte, ils manifesteront toujours plus pleinement la véritable catholicité et apostolicité de l’Église. »

(Concile Vatican II, Unitatis Redintegratio 4, §7)